INTERVIEW: Le Gagnant de L’ISDE 2018, DANIEL MILNER – “Nous avons fait notre travail”

Cinq minutes avec Daniel Milner, le vainqueur du FIM International Six Days enduro et du Trophée Mondial par équipes


Vainqueur du classement général International Six Days Enduro 2018, vainqueur de la classe E3 et vainqueur en équipe du trophée mondial, sans oublier Champion en national d’Australie. Un épique ISDE au Chili a couronné une année incroyable pour le pilote KTM Australie, Daniel Milner.

Malgré la perte du pilote Lyndon Snodgrass le troisième jour, la performance collective de Milner, Daniel Sanders et Josh Strang a été une leçon sur la façon de gagner l’ISDE.

Afin de mieux comprendre la mentalité derrière cette victoire dominante (sans parler de celle de l’équipe australienne féminine), nous avons rencontré Milner après l’ISDE.

Qu’est-ce que ça fait de remporter le trophée le plus convoité du monde Enduro ? S’attendait-il à gagner? Quel était le sentiment de l’équipe lorsque Snodgrass a dû arrêter? Comment ont-ils rendu une course si dure, si facile?

Qu’est-ce que ça fait d’être au sommet du monde en tant que vainqueur et coéquipier?

Daniel Milner: ” C’est génial ! Vraiment, je me sens super bien et je suis heureux d’avoir remporter la victoire comme nous l’avons fait. “

Gagner globalement à l’ISDE doit signifier beaucoup pour vous?

“C’est la première fois que je remporte la première place. J’avais la deuxième place depuis deux ans et j’ai été le premier perdant, deux fois!”

“Cette année était ma huitième participation à l’ISDE alors gagner est fantastique, je suis vraiment très content de ce résultat.”

Êtes-vous allé au Chili et êtes-vous arrivé au début en pensant: «Je peux le faire»?

“Oui bien sûr. J’ai eu une bonne saison à la maison et Chucky (Daniel Sanders) m’a poussé toute la saison, alors je savais que nous avions une très bonne équipe. Je savais que je pilotais vraiment bien et que tous ces ingrédients étaient exacts pour le Chili.”

“Ensuite, lorsque nous sommes arrivés et que nous avons effectué tous les tests, c’était un peu comme être à la maison, même les gommiers et tout le reste, donc cela nous convenait. Nous avons tout calculé, nous avons faits nos devoirs.”

Vous aviez fait des tests toute la semaine, mais vous sortiez tous les soirs pour revoir les pistes?

“Pour être honnête, nous marchions tous les soirs afin de savoir ce qui se passait le lendemain, peut-être que chaque test ne se répétait pas, mais nous avions besoin de points.”

“Cela a demandé beaucoup d’efforts à l’équipe, mais nous voulions nous assurer de bien faire nos devoirs. Nous avons travaillé dure toute la semaine pour nous donner le plus d’avantages possible.”

Cette année, vous avez personnellement commencé la première journée à la troisième place, avant d’atteindre le sommet des résultats chaque jour suivant. Est-ce que cette expérience du premier jour vous a aidé à vous détendre plus facilement?

“Dans le passé, je commençai le premier jour en poussant trop fort. Donc, pour moi cette année, le but était de passer à travers le premier jour et de continuer.”

“Je ne m’attendais même pas à terminer la première minute. Le premier jour le plus gros problème c’est la poussière. De rouler à fond sans rien voir et ne pas savoir si vous allez vous encastrer dans quelque chose. Je voulais donc juste passer au travers !”

La troisième journée, vous avez pris la tête du classement mais votre coéquipier australien, Lyndon Snodgrass, a pris sa retraite, vous laissant avec une équipe de trois coureurs. Ça n’a pas dû être une journée facile?

“Pour sûr. Je savais que sans Lyndon, nous ne pouvions plus faire d’erreurs pour le reste de la semaine. Nous sommes juste sortis et avons couru notre propre course et avons essayé de ne rien faire de différent.”

Les jours quatre et cinq ont semblé marquer un tournant pour vous personnellement. Vous avez enregistré 11 victoires consécutives aux tests de la troisième, quatrième et cinquième journée. Étiez-vous à 100% à ce moment-là, totalement concentré ou comment vous sentiez-vous à ce niveau après autant de tests?

“Je pense que j’ai tout simplement pris le rythme et que je me suis senti à l’aise. Je pouvais sentir que les réglages de la moto étaient parfaits pour les endroits où nous courions et j’avais l’impression de pouvoir faire ce que je voulais avec la machine. Avec ce genre de confiance, vous pouvez aller très loin.”

“Une fois que j’ai eu cette confiance, je savais que je devais rester calme et que nous devions continuer comme ça.”

La dernière journée avec le test motocross doit être un peu difficile, sachant que cinq jours de travail peuvent être oublié en une seule course (Milner avait une avance générale de 1 m: 27 s, l’équipe australienne avait une avance de 7 m: 29 s) .

“La nuit précédant la dernière journée a été l’une de ces nuits sans sommeil. Vous restez éveillé en pensant au pire qui pourrait arriver.”

“Passer à travers cette épreuve était un soulagement. J’ai essayé de faire une course légère et régulière, sans commettre d’erreur, et c’est ce que j’ai fait.”

L’équipe était-elle détendue toute la semaine? Surtout quand on voie que collectivement vous arracher avec une grosse avance?

“Ouais je pense que oui. En fait, la partie ou l’équipe était la plus détendue c’était lorsque nous avons pris les devants.”

“Je pense que cela vient avec l’expérience. Il y a quelques années, être près du podium ou de la fin de semaine était toujours très stressant pour nous, car nous n’y étions jamais allés aussi loin auparavant. Mais lorsque vous obtenez des résultats meilleurs, les choses s’améliorent et la sensation  générale de confiance s’améliore de plus en plus. “

Daniel a terminé avec une avance individuelle de 1m: 54 secondes sur Taylor Robert après les six jours. L’équipe australienne a clôturé la semaine avec une avance de 7 m: 09 sur l’équipe américaine.

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